Les amis de Jamal Ait Lahcen à Ocala, en Floride (États-Unis), se mobilisent pour rapatrier le corps de leur défunt, qui a perdu la vie dans un accident de moto le week-end dernier. Âgé de 35 ans, le jeune ressortissant était en route vers son domicile, à sa sortie du travail. Sa moto est entrée en collision avec une voiture à un carrefour très fréquenté.
Jamal a succombé à ses blessures peu après son transfert urgent à l’hôpital HCA Florida Ocala. La police a confirmé que l’accident faisait toujours l’objet d’une enquête pour déterminer quel conducteur avait la priorité.
«Sa disparition a été soudaine, déchirante. Elle a laissé un grand vide dans la vie de tous ceux qui le connaissaient et l’aimaient», a écrit le meilleur ami de Jamal, Abdelhafid Marouani, dans un message publié sur GoFundMe.
Abdelhafid a en effet lancé cette campagne de financement avec le soutien d’autres membres de la communauté marocaine à Ocala. Les fonds récoltés serviront à rapatrier le corps de Jamal pour qu’il puisse être enterré au Maroc, comme le souhaite sa famille.
«Nous collectons des fonds pour soutenir sa famille en cette période incroyablement difficile, aider à couvrir les frais funéraires et apporter un certain soulagement aux proches dans leur deuil», a ajouté Abdelhafid.
Les amis se serrent les coudes
Abdelhafid, endeuillé par la mort de son ami, se souvient de Jamal comme étant «l’une de ces personnes qui apportaient de la lumière partout où elles allaient, que ce soit par son grand rire, son amour pour la moto, ou la manière dont il était toujours présent quand quelqu’un avait besoin d’aide».
Dans des déclarations à Yabiladi, ce mardi, Yassine, un autre ami proche, a décrit Jamal comme «une personne humble, aimée de tous dans la communauté». Il a confirmé que le Consulat du Maroc à Miami était informé de l’accident et apporté son «aide concernant cette affaire».
Jamal vivait aux États-Unis depuis cinq ans. Il travaillait chez E-One, un fabricant de matériel anti-incendie, où il était connu comme un employé travailleur et fiable.
Selon Yassine, Jamal venait «d’une famille très pauvre» au Maroc. De ce fait, la campagne de financement est non seulement essentielle pour couvrir les frais de rapatriement et les arrangements funéraires, mais aussi pour soutenir les proches restés au pays.
«Abdelhafid est en charge le processus. Il fait son possible pour s’assurer que tout est pris en charge, avec d’autres amis», a rassuré Yassine, soulignant la solidarité au sein de la communauté marocaine à Ocala.
La campagne a jusque-là mobilisé 300 personnes et a permis de collecter plus de 20 000 dollars sur les 30 000 dollars visés.