Le tribunal correctionnel d’Orléans a condamné, jeudi, l’auteur des autocollants racistes et islamophobes à six mois de avec sursis. Poursuivi pour provocation publique à la haine, à la violence et à la discrimination en raison de la religion, le jeune homme de 19 ans avait placardé ses affichages en mai dernier, dans le centre-ville et dans le campus universitaire. Selon l’AFP, sa peine est accompagnée d’un sursis probatoire de deux ans avec exécution provisoire, assorti d’obligations de suivi de soins, d’une activité professionnelle et de 70 heures de travail d’intérêt général, outre une interdiction de port d’armes.
Le parquet avait requis douze mois de sursis probatoire, mais le tribunal a retenu l’altération du discernement au moment des faits. Le jeune homme devra également verser une amende de 200 euros et indemniser les parties civiles, dont SOS Racisme, la Ligue internationale contre le racisme et l’antisémitisme (LICRA) et la Ligue des droits de l’Homme (LDH). Interpellé une dizaine de jours après la découverte des autocollants, le mis en cause a reconnu ses actions, mais a réfuté toute apologie du nazisme. Dans ses déclarations, il a argué agir «par provocation», décisé à en découdre avec les antifascistes.
Certains autocollants font directement référence à la «brigade Puaud», en hommage à Edgard Puaud, officier né à Orléans et connu pour avoir été à la tête de la division SS Charlemagne sous le régime nazi. L’enquête a par ailleurs révélé que l’individu portait un t-shirt floqué d’un symbole utilisé par les organisations SS.
Le jeune homme serait en effet «à la tête de la Brigade Puaud», selon les antifascistes de la ville. Apparu sur TikTok et Instagram au printemps dernier, le groupe réunirait «trois ou quatre jeunes». Quelques jours avant son passage à l’acte, il participé à une manifestation de militants d’ultradroite à Paris.