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Macklemore clôt le festival Jazzablanca avec un puissant message de solidarité pour la Palestine

Macklemore clôt le festival Jazzablanca avec un puissant message de solidarité pour la Palestine

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La dernière nuit du 18e Festival Jazzablanca a offert une véritable célébration de la musique, de la convivalité, et de la solidarité. Des premières notes jusqu’au cri final de «Free Palestine», l’événement a vibré d’énergie, d’unité et de moments inoubliables.

La soirée a débuté avec une prestation enflammée de Jupiter & Okwess, venus tout droit de la République Démocratique du Congo. Mené par le charismatique Jupiter Bokondji, surnommé le «Général Rebelle», le groupe a électrisé la scène 21 au parc Anfa, mêlant rythmes congolais avec rock, funk et soul. Le public a été entraîné dans un voyage musical reliant racines africaines et influences mondiales.

Un spectacle riche en surprises

La fête s’est poursuivie sur la grande scène Casa Anfa, promettant une fusion unique de musique gnaoua et de jazz. Le joueur de guembri et chanteur marocain Mehdi Nassouli a ouvert le bal avec panache, réservant quelques surprises. La première a été l’arrivée du maître gnaoua Hamid El Kasri.

Mehdi Nassouli et Hamid El Kasri au Jazzablanca. / Ph. Gwendydd Vaillié - YabiladiMehdi Nassouli et Hamid El Kasri au Jazzablanca. / Ph. Gwendydd Vaillié – Yabiladi

«Vous ne pouvez pas imaginer à quel point je suis heureux. J’ai rêvé d’être comme Hamid El Kasri sur scène, et ce soir, je suis à ses côtés», a confié Nassouli à la foule avant d’accueillir le maître gnaoui. Ensemble, ils ont interprété une version émouvante de «La Ilaha Ila Allah», suivie de «Moulay Hmed», que le public a chantée en chœur.

La deuxième surprise ? La star marocaine Oum, qui a ajouté une touche sahraouie à ce mélange. Accompagnée de Nassouli au bendir, elle a interprété son titre Taragalte, créant un duo sincère entre régions, genres et sensibilités.

Mehdi Nassouli et Oum au Jazzablanca. / Ph. Gwendydd Vaillié - YabiladiMehdi Nassouli et Oum au Jazzablanca. / Ph. Gwendydd Vaillié – Yabiladi

Nassouli a égalemment fait monter sur scène le chanteur de soul américain Bilal Sayeed Oliver, qui a apporté une vague de R&B, jazz et groove. La performance s’est terminée en apothéose dans avec un classique gnaoui, «Lalla Aicha», toute la scène se balançant au rythme envoûtant.

©Ph. Gwendydd Vaillié - Yabiladi©Ph. Gwendydd Vaillié – Yabiladi

Un spectacle électrisant et solidaire

Le moment tant attendu par la foule est arrivé avec l’entrée en scène de Macklemore, venu de Seattle. Drapé d’un keffieh palestinien, il a irradié de sa bonne humeur avec un message puissant. Le spectacle a démarré avec «CHANT», un morceau chargé de résilience, de renaissance et de confrontation avec la peur.

«Ce spectacle», a-t-il déclaré après le premier morceau, «n’est pas seulement à propos de moi et de mon groupe. Il s’agit de vous. Ce que vous nous donnez, nous vous le rendons, réciprocité». Puis, un voyage dans le temps avec le hit de 2012 «Thrift Shop». Vêtu de son manteau léopard emblématique du clip, il a crié «Choukran !» à la foule marocaine.

Macklemore au Jazzablanca. / Ph. Gwendydd Vaillié - YabiladiMacklemore au festival Jazzablanca. / Ph. Gwendydd Vaillié – Yabiladi

La nuit était interactive, émotive et parfois spontanée. «Est-ce que quelqu’un connaît le refrain de Downtown ?» a-t-il demandé. Deux fans, Nourredine et Bella, ont saisi l’occasion, le rejoignant sur scène pour une performance éblouissante. Ensuite, Nourredine a été aperçu en train de prendre des selfies avec des fans, encore enivré par l’adrénaline. «C’était incroyable. Je ne m’attendais pas à ce que la soiree se passe comme ça, j’ai adoré», a-t-il confié à Yabiladi.

L’énergie a également pris un tour plus sérieux. Macklemore a fait un pause dans le show pour évoquer le génocide en cours à Gaza : «En tant qu’être humain, j’ai vu une vidéo de Gaza ce matin qui m’a brisé le cœur», a-t-il dit, visiblement ému. «Cette fois, j’ai vu une fille du même âge que ma fille… et j’ai pensé, comment cela peut-il encore arriver, ce génocide ?» Il a condamné la violence et a demandé : «Pouvons-nous nous rallier autour de la justice et de l’égalité sans refléter la haine ?»

Macklemore au Jazzablanca. / Ph. Gwendydd Vaillié - YabiladiMacklemore au Jazzablanca. / Ph. Gwendydd Vaillié – Yabiladi

Immédiatement, le public à l’unissons a crié : «Free, free Palestine !». Macklemore a saisi un drapeau palestinien dans le public et a interprété «Hind’s Hall», son hymne de solidarité avec le peuple palestinien.

Plus tard, il est descendu de la scène pour entrer en contact avec le public, serrant des mains. La connexion était électrique. De retour sur scène, il a lancé un concours de danse, sélectionnant deux membres de la foule — Yassine et Salman — pour s’affronter sur «Dance Off». Tous deux ont emmerveillé l’audience avec leurs mouvements de danse. «Je savais que le Maroc aurait les meilleurs danseurs !» a ri Macklemore.

Macklemore sur scène avec un fan au Jazzablanca. / Ph. Gwendydd Vaillié - Yabiladi Macklemore sur scène avec Nourredine sur la grande scène de Jazzablanca. / Ph. Gwendydd Vaillié – Yabiladi

La soirée s’est poursuivie avec des tubes comme «Glorious» et «Summer Days», qui ont fait vibré la foule. Il a demandé au public d’illuminer le ciel de Casablanca, et dans un moment inoubliable, les milliers de spectateurs ont levé leurs téléphones et briquets, transformant le parc Anfa en une mer étoilée.

Le final est venu avec «Good Old Days», alors que des confettis pleuvaient et que des drapeaux flottaient dans toutes les directions. Pour clore le spectacle, Macklemore a plongé dans la foule vêtu d’un maillot vert du Maroc sur lequel était inscrit Visit Morocco.

«Je n’avais aucune idée de ce à quoi m’attendre ce soir», a-t-il dit après être revenu sur scène. «Mais ça — c’était le spectacle de l’été. Sans hésitation». C’est ainsi que la nuit s’est terminée, comme un joli point final pour cette 18è édition du Jazzablanca, avec un dernier cri : «Free Palestine — until it’s backwards».

Macklemore plongeant dans la foule à la fin de son spectacle au Jazzablanca. / Ph. Gwendydd Vaillié - YabiladiMacklemore plongeant dans la foule à la fin de son spectacle au Jazzablanca. / Ph. Gwendydd Vaillié – Yabiladi





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