Le gouvernement britannique ne ferme pas la porte à un soutien franc de sa part au plan marocain d’autonomie au Sahara occidental. «Nous poursuivons nos discussions avec nos amis marocains» sur ce sujet, a indiqué le ministre des Affaires étrangères, David Lammy, dans une réponse à une question orale du député conservateur Andrew Mitchell.
«Il s’agit d’une question complexe. La position du gouvernement précédent reste inchangée. Bien entendu, nous suivons cette évolution à la lumière de nos discussions sur ces questions dans la région», a-t-il affirmé. Le parlementaire a notamment invité l’exécutif travailliste à emboîter le pas à des pays comme l’Espagne, les Etats-Unis et la France, qui ont apporté leurs appuis à la solution proposée, en 2007, par le royaume pour le règlement du conflit du Sahara.
La déclaration du chef de la diplomatie britannique constitue une évolution par rapport à la réponse, donnée en septembre 2024 par l’exécutif travailliste à une question écrite posée par le député conservateur Andrew Murrison. «Les gouvernements britanniques successifs considèrent le statut du Sahara occidental comme indéterminé», avait alors précisé David Lammy.
Le Maroc compte, depuis mi-janvier, le «Labour Friends of Morocco» (LFM), présidé par le député Joe Powell. Cette instance a pour objectif de contribuer aux efforts visant le renforcement des relations entre le Maroc et le parti travailliste, au pouvoir au Royaume-Uni depuis sa large victoire aux législatives anticipées du 4 juillet.
Pour rappel, la semaine dernière, le gouvernement travailliste a refusé d’interdire aux sociétés britanniques d’investir au Sahara.