Dans la matinée du vendredi 29 novembre 2024, au siège central du Ministère de la Justice, le Ministère de la Justice a organisé une réunion pour conclure l'étude sur l'analyse de genre, à laquelle ont participé le Ministère de la Justice, le Conseil Supérieur du Pouvoir Judiciaire et la Présidence du le ministère public. Cette réunion s'est déroulée dans le cadre du partenariat avec ONU Femmes au Maroc, la Commission économique et sociale des Nations Unies pour l'Asie occidentale (CESAO) et le Centre d'excellence pour la budgétisation sensible au genre du ministère de l'Économie et des Finances, avec le soutien financier du Union européenne et Agence française de développement, à l'occasion de la campagne internationale de lutte contre les violences faites aux femmes.
La réunion a vu la présence de personnalités de premier plan, dont le secrétaire général du ministère de la Justice, M. Abdel Rahim Mayad, qui représentait le ministre de la Justice, ainsi que M. Mounir Al Montaser Billah, secrétaire général du Conseil supérieur de la magistrature. Autorité, et M. Hisham Blaoui, secrétaire général de la présidence du ministère public, et des représentants d'organisations internationales et régionales.
Dans un discours prononcé au nom du Ministre de la Justice, le Secrétaire Général a souligné l'importance de cette étude en tant qu'étape qualitative qui témoigne de la coopération fructueuse entre les trois institutions, soulignant son rôle dans l'amélioration de la condition de la femme marocaine et dans le renforcement de son accès à l'éducation. justice. Il a exprimé l'espoir que cette initiative devienne un modèle national à suivre pour renforcer les partenariats entre institutions.
L'étude s'est conclue par un certain nombre de résultats pratiques, notamment l'amélioration de la représentation des femmes aux postes de direction grâce à des politiques de recrutement et de promotion sensibles au genre, et la création d'unités spécialisées pour suivre et analyser les données ventilées par sexe, en mettant l'accent sur une numérisation complète pour garantir un accès équitable aux services judiciaires. Les recommandations comprenaient également le lancement de campagnes de sensibilisation en partenariat avec la société civile pour lutter contre les normes discriminatoires et le renforcement de l'intégration du genre dans la programmation budgétaire en développant des indicateurs prenant en compte les différences entre les sexes. Il comprenait également des recommandations pour la formation continue des professionnels du droit sur les questions de genre, en plus du renforcement de la coordination entre les trois institutions à travers un plan d'action conjoint supervisé par l'Observatoire de la justice sensible au genre.
L'étude a également montré l'importance de diagnostiquer les disparités entre les sexes existantes aux niveaux central et régional et s'est concentrée sur les cours d'appel de Rabat, Tanger, Fès et Oujda, où des feuilles de route détaillées ont été élaborées pour déterminer les priorités, les parties responsables et les indicateurs. de réalisation.
Cette réunion représente le point culminant des efforts nationaux et internationaux visant à développer un système judiciaire plus complet et plus sensible au genre, dans le but d'autonomiser les femmes dans leurs droits et de promouvoir l'égalité d'accès à la justice. La mise en œuvre des recommandations constitue une étape cruciale vers une justice durable et globale, reflétant l’engagement national envers les normes d’égalité et d’équité.