Bien que le Japon ait officiellement refusé de reconnaître le Polisario, ce dernier a présenté sa participation au sommet de la TICAD 9, qui s’est tenu du 20 au 22 août à Yokohama, comme une «victoire». Cependant, Tokyo n’a pas tardé à réagir en demandant à la délégation du Front de suspendre ses activités lors de ce sommet Afrique-Japon.
«Des responsables du Sahara occidental, présents au Japon pour la Conférence internationale de Tokyo sur le développement de l’Afrique (TICAD), ont annoncé avoir reçu une demande des autorités japonaises de limiter leurs activités à cet événement. En conséquence, ils ont décidé de rentrer prématurément chez eux», rapporte un média japonais.
À l’exception de quelques photos des membres de la délégation prises lors de l’ouverture du conclave à Yokohama, la presse du Front n’a pas mentionné de réunions bilatérales avec les alliés traditionnels du mouvement séparatiste, contrairement à ce qui s’était passé en Afrique du Sud lors du sommet africain sur l’eau ou au Ghana à l’occasion de la conférence des partis politiques africains.
Pour rappel, le ministre japonais des Affaires étrangères, Takeshi Iwaya, a clarifié la position officielle de son pays concernant le Polisario devant les participants à la TICAD 9. «Je tiens à préciser que la présence dans cette réunion de toute entité que le Japon ne reconnaît pas comme État n’affecte en rien la position du Japon concernant le statut de cette entité», a-t-il affirmé dans une allocution.