Un jeune homme âgé de 19 ans est jugé, ce jeudi 28 août devant le tribunal correctionnel d’Orléans, pour l’affichage d’autocollants islamophobes et néonazis dans le centre-ville et au campus universitaire de la Source. Remontant à mai dernier, les faits sont passibles de jusqu’à cinq ans de prison.
L’individu a été arrêté moins de dix jours après la découverte des autocollants. Lors de sa garde à vue, il a reconnu les faits, tout en se décrivant comme un «patriote» résolu à en découdre avec les antifascistes. Quelques jours plus tôt, il participé à une manifestation de militants d’ultradroite à Paris.
Cité par ICI, un membre du Collectif antifasciste orléanais indique que le mis en cause était connu dans le milieu depuis 2022. Encore mineur, «il collait déjà des stickers». «Sur les réseaux sociaux, il est déjà apparu auprès de deux néonazis assez connus sur Orléans. On avait aussi vu cette personne en 2023 lors des manifestations contre la réforme des retraites. Il portait déjà des signes nazis ou néonazis», indique le militant.
Le jeune homme «serait aussi à la tête de la Brigade Puaud, une référence à Edgar Puaud, ancien militaire français né à Orléans qui commandé la division SS Charlemagne du régime nazi». Apparu sur TikTok et Instagram au printemps dernier, le groupe réunirait «trois ou quatre jeunes».
Dans ce procès, quatre associations se sont portées partie civile : SOS Racisme, la Ligue des droits de l’Homme, la Ligue internationale contre le racisme et l’antisémitisme (LICRA) et la Maison des potes. À la découverte des autocollants, le parquet avait fait savoir qu’une enquête était ouverte pour «provocation à la haine en raison de la religion».
Comportant des symboles en référence au nazisme et à l’idéologie identitaire, les affichages auraient été vendus sur une boutique en ligne, dont la société serait située en Normandie. Elle serait tenue par un individu condamné dernièrement par le tribunal d’Evreux pour provocation publique à la haine.