Le Département américain de l’Agriculture, dans un récent rapport sur les attentes mondiales des céréales pour la saison 2025/2026, a révélé des données inquiétantes qui mettent en garde contre une crise alimentaire sans précédent à la suite de la forte baisse des stocks mondiaux de blé. Le rapport indique que la production mondiale atteindra environ 789,8 millions de tonnes, tandis que le volume de consommation atteindra 801,6 millions de tonnes, créant un écart clair entre l’offre et la demande. Cet écart entraînera la baisse des réserves mondiales aux limites de seulement 256,2 millions de tonnes, ce qui est le niveau le plus bas qui a été enregistré depuis près d’une décennie.
Cette situation exceptionnelle aura des répercussions directes sur les principaux pays importés de blé, dirigés par le Maroc, qui dépend fortement des marchés étrangers pour répondre à ses besoins de ce matériel vital. Les estimations indiquent que ses importations atteindront environ 7,5 millions de tonnes au cours de la nouvelle saison, un nombre qui dépasse les saisons précédentes, dont les cultures ont été affectées localement en raison de mauvaises descente et de sécheresses répétées.
L’augmentation attendue du volume d’importation exercera une pression supplémentaire sur le budget national et affectera directement le pouvoir d’achat des citoyens, à la lumière de la possibilité de prix élevés et de dérivés, car il est le matériau le plus consommé du marché marocain. Ces données économiques se croisent avec une réalité sociale sensible qui fait de tout prix de blé un candidat pour stimuler les tensions internes.
Les différents indicateurs confirment que la réalisation d’un minimum de sécurité alimentaire n’est plus un choix stratégique, mais plutôt une nécessité urgente de réduire la dépendance à l’étranger et de renforcer la constance de l’économie nationale devant les fluctuations des marchés internationaux. Le Maroc, comme le reste des pays importants, se tient aujourd’hui à un carrefour: soit renforcer sa souveraineté nutritionnelle par le biais de stratégies à long terme, soit faire face aux répercussions d’une crise mondiale qui dépasse les limites de ses propres capacités.