Attijari Global Research (AGR) a recommandé d’acheter le titre Cosumar sur un horizon de 12 mois. « Au terme de notre exercice de valorisation, le cours cible du titre Cosumar ressort à 253 DH, offrant un potentiel de +18% en Bourse et ce, par rapport au cours observé le 26/03/25. Au final, notre recommandation vis-à-vis du titre est révisée de CONSERVER à ACHETER sur un horizon de 12 mois », indiquent les analystes d’AGR.
Dans leur note, ils tablent sur des perspectives positives pour le sucrier national, en raison de l’amélioration des conditions climatiques et de la hausse des capacités de production depuis septembre dernier. « Dans un contexte marqué par une amélioration des conditions climatiques avec un taux de remplissage des barrage au-dessus de 37,0% et une progression attendue des superficies cultivées au titre de la campagne 2024/2025, nous prévoyons une hausse de la production locale aux environs des 300 KT en 2025E contre une moyenne de 208 KT durant la période 2023-2024. Notons que le contrat programme de l’Etat cible 620 KT à horizon 2030E », souligne AGR dans son analyse.
L’industriel a porté ses capacités de production à 2,5 millions de tonnes (MT) en marge du démarrage de l’usine de Sidi Bennour en septembre 2024. Cette hausse devrait libérer des marges supplémentaires à l’export, ce qui permettrait d’enregistrer un nouveau record historique dans ces marchés, en dépassant la barre de 800 KT en 2025E et des 1,0 MT de sucre blanc à horizon 2028E.
Selon AGR, cette progression permettre au sucrier national d’intégrer le Top mondial des raffineurs de sucre. Cette année, les analystes tablent également sur une amélioration de la profitabilité de l’opérateur sous l’effet de la montée en charge de la contribution des plantes sucrières locales aux revenus. Parallèlement, le Groupe devrait bénéficier d’une reprise de la marge de raffinage à l’international. L’EBE et le RNPG devraient afficher des TCAM soutenus de +8,2% et +9,2% sur la période 2024-2028E , selon les projections d’AGR.
Par ailleurs, Cosumar bénéfice d’une nette baisse de son taux d’actualisation qui passe de 11,7% en juin 2023 à 8,0% en mars 2025. Pour les analystes, cette évolution s’explique principalement par le repli des exigences de rentabilité des investisseurs en BDT et une nette amélioration de son profil risque tenant compte de sa résilience avérée par rapport aux dernières années.
E.M.G.